Les risques psychosociaux, c’est du sérieux !
Vous avez scanné notre code QR? Excellent réflexe! Vous êtes sur le point d'en apprendre plus sur les RPS – ces petits (et grands) défis invisibles qui peuvent peser lourd sur la santé des équipes.
C'est quoi au juste, un RPS?
Selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les risques psychosociaux (RPS) liés au travail sont des facteurs liés à l'organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d'emploi et aux relations sociales qui augmentent la probabilité d'engendrer des effets néfastes sur la santé physique et psychologique des personnes exposées.
ORGANISATION DU TRAVAIL
Horaires, charge, rythme, ergonomie, etc.
RELATIONS SOCIALE
Collègues, gestionnaires, climat de travail, etc.
PRATIQUES DE GESTION
Leadership, communication, reconnaissance
Les 3 risques psychosociaux à connaître
Selon la CNESST, ces trois risques doivent être pris en charge par TOUS les milieux de travail — du chantier au bureau!
Harcèlement psychologique et sexuel
Le harcèlement psychologique est une conduite vexatoire se manifestant par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes répétés, hostiles ou non désirés, qui portent atteinte à la dignité ou à l'intégrité et qui entraînent un milieu de travail néfaste.
Harcèlement psychologique répété
Harcèlement sexuel
Intimidation et intimidation cybernétique
Violence au travail et violence conjugale
La violence en milieu de travail peut être physique ou psychologique, incluant la violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel. Elle peut survenir sur le lieu de travail ou dans les circonstances du travail.
Violence interne (collègues, gestionnaires)
Violence externe (clients, public)
Violence conjugale ou familiale débordant au travail
Évènements potentiellement traumatiques
L'exposition à un événement potentiellement traumatique en milieu de travail est une situation au cours de laquelle une personne est confrontée à la mort, à des blessures graves réelles ou potentielles, ou à une atteinte à son intégrité physique ou psychologique.
Témoigner d'un accident grave
Être victime d'un braquage
Intervenir auprès de personnes en détresse
Vous en voulez plus ?
D’accord ! Allons davantage en profondeur pour bien comprendre chacun des risques.
Le harcèlement psychologique et sexuel
Commençons par une définition.
La CNÉSST définit le harcèlement comme une conduite vexatoire qui porte atteinte à la dignité ou à l'intégrité d'une personne, créant un milieu de travail néfaste.
Quoi de mieux qu’un exemple pour comprendre de quoi on parle ?
Quelle est la différence entre incivilité et harcèlement ?
L’incivilité correspond à des comportements impolis, brusques ou irrespectueux, qui dérogent aux normes de respect attendues au travail. Ce sont des gestes ponctuels, souvent non intentionnels, mais qui créent un climat négatif.
Exemples :
interruptions fréquentes ;
soupirs, sarcasmes, commentaires désobligeants ;
manque de considération ;
ton brusque ou condescendant.
Impact : l’incivilité fragilise la collaboration, augmente les tensions et peut, si elle se répète, devenir un terreau fertile pour le conflit ou le harcèlement.
Le harcèlement psychologique et sexuel
Pour qu’une situation soit reconnue comme du harcèlement psychologique, 5 critères doivent être présents :
Conduite vexatoire Un comportement humiliant, hostile, dégradant ou offensant.
Caractère répétitif Des gestes ou paroles qui reviennent dans le temps. Exception : un seul geste grave peut suffire.
Caractère hostile ou non désiré La personne visée ne souhaite pas ou ne accepte pas ces comportements.
Atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique La personne se sent diminuée, menacée, humiliée ou psychologiquement atteinte.
Environnement de travail néfaste Le climat devient toxique, insécurisant ou perturbant pour la personne.
Ces critères permettent de distinguer clairement le harcèlement des autres formes de tensions au travail.
Synthèse : pourquoi cette distinction est essentielle
L’incivilité est un signal d’alarme.
Le conflit est un point de bascule.
Le harcèlement est une atteinte grave à la santé psychologique et une violation des obligations légales.
Comment faire la différence avec le droit de gestion ?
Droit de gestion
•Suivi et contrôle de l’absentéisme
•Évaluation du travail, de la performance et du comportement
•Organisation du travail et attribution des tâches, des postes et des promotions
•Gestion de la discipline et application de mesures disciplinaires justes.
Situation à risque
•Surveillance abusive et intrusive
•Dénigrement de la qualité du travail devant les collègues
•Injustice dans l’attribution des tâches (ex. Imposition de tâches dévalorisantes, humiliantes)
•Mesures disciplinaires arbitraires, non justifiées ou démesurées
Qu’en est-il de la violence ?
Identifier, comprendre et agir
La violence en milieu de travail n'est pas qu'une question de sécurité physique. Elle touche aussi le moral, la santé psychologique et parfois, elle vient de beaucoup plus près qu'on ne le croit.
Qu'est-ce que la violence en milieu de travail?
« La violence en milieu de travail peut être physique ou psychologique, incluant la violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel. Dans tous les secteurs d'activité, la violence peut survenir sur le lieu de travail, dans les circonstances ou à l'occasion du travail. »
— CNESST
Quelques exemples concrets
Violence INTERNE
Entre membres du personnel de tous les niveaux hiérarchiques, y compris les gestionnaires.
•Un supérieur qui crie ou humilie en réunion
•Un collègue qui menace ou intimide
•Des comportements d'exclusion systématique
Violence EXTERNE
Provenant de toute personne extérieure : client, patient, élève, fournisseur, ou conjoint.
•Client agressif ou menaçant
•Patient en crise
•Violence conjugale débordant sur le milieu de travail
Sur ce dernier point, saviez-vous que la violence conjugale et familiale fait maintenant des risques dont nous avons des obligations ?
La violence conjugale et familiale
On pense souvent que ce qui se passe à la maison reste à la maison. Mais la violence conjugale ne s'arrête pas à la porte du bureau. Le milieu de travail peut devenir à la fois un refuge pour la victime… et un terrain de chasse pour l'agresseur.
« La violence conjugale se différencie des "chicanes de couple" par un déséquilibre de pouvoir persistant. L'un des partenaires prend le contrôle de l'autre par des comportements répétés et nuisibles. »
— CNESST
Comment la violence conjugale et familiale se manifeste au travail ?
Contrôle à distance 📞
Appels/textos incessants
Vérification constante de la localisation
Interdiction de socialiser avec des collègues
Intrusion physique 🚗
Se présenter sans prévenir au bureau
Surveiller les allées et venues
Suivre la personne au stationnement
Sabotage professionnel
Empêcher la victime de dormir
Cacher ses clés ou ses effets
Créer des incidents pour qu'elle perde son emploi
Voici quelques signes à reconnaître chez un.e collègue victime de violence conjugale et familiale :
✅Appels fréquents qui semblent anxiogènes
✅Retrait social ou isolement soudain
✅Baisse de performance inexpliquée
✅Arrivées tardives ou absences répétées
✅Traces physiques (maquillage couvrant, vêtements couvrants par temps chaud)
✅Sursauts ou réactions disproportionnées
✅Refuse les 5 à 7 ou activités sociales
✅Exprime une peur de rentrer à la maison
Si tu vois quelque chose, dis quelque chose — Sans mettre la personne en danger
Vous soupçonnez qu'un collègue est victime de violence? Votre rôle n'est pas d'enquêter ni d'intervenir directement — mais il existe des actions simples qui peuvent faire une énorme différence.
Créez une ouverture
Dire simplement « J'ai l'impression que tu passes une période difficile. Je suis là si tu veux en parler, sans obligation. » Éviter les questions directes trop tôt
Croyez la personne
Ne pas minimiser (« c'est peut-être pas si grave »), ne pas questionner les choix (« pourquoi tu restes? »). Accueillir sans juger.
Informez-vous des ressources
Connaître les ressources disponibles : PAE, personne-ressource interne, SOS Violence conjugale (1 800 363-9010).
Signalez en toute confidentialité
Informer la personne-ressource désignée ou le gestionnaire. Ne pas agir seul, ne pas confronter l'agresseur.
Ce qu'il NE FAUT PAS faire
❌Confronter l'agresseur — cela peut mettre la victime en plus grand danger
❌Partager l'information avec d'autres collègues
❌Forcer la personne à quitter la relation ou à porter plainte
❌Minimiser ou normaliser la situation
❌Promettre le secret absolu si vous avez une obligation de signalement
Quand le travail expose à l'intolérable · Un ÉPT peut survenir dans tous les milieux de travail.
Identifier, comprendre et agir
Un évènement potentiellement traumatique est une situation qui implique une menace à la vie ou à l’intégrité physique ou psychique.
L’individu doit vivre une exposition à un évènement qui implique :
Une mort effective
Une menace de mort
Une blessure grave
Une violence sexuelle
4 types d’exposition à prendre en considération
1- L’exposition directe
2- Être témoin direct
3- Apprendre qu’un proche a été exposé à un ÉPT
4- Être exposé de manière répétée aux caractéristiques aversives d’un ÉPT dans le cadre de son travail
Comment la personne réagit-elle ?
Voici quelques signes qui peuvent apparaître :
Choc, Larmes, Tremblements, Confusion, Flashbacks, Hypervigilance, Repli sur soi, Troubles du sommeil.
Vous aimeriez en connaître davantage sur les RPS, sur les obligations des employeurs et des travailleurs.euses.
Vous pouvez consulter la documentation de la CNÉSST, disponible au public.
ICI
«Vous êtes employeur et aimeriez en connaître davantage sur nos services d’accompagnement ?
Nos interventions visent l’autonomie et le développement des compétences. »

